Retrouvez mon blog à cette nouvelle adresse : http://alamodedegitte.blogspot.com/
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Au menu : brochettes de clémentines, mimolette ou ananas, mimolette. Tarte à la patate douce, aux carottes et aux lardons. Gâteau au potiron.
Comédie française.
Lundi soir.
Premiers postés devant le guichet.
Espérant récolter les invendues, les places de théâtre à cinq euros l’unité. Ça y est, la vitre s’est levée. Ça y est le monsieur fait l’échange tant attendu : billets bleus contre billets rouges. Et on les possède à présent, ils frétillent dans nos mains, à trop les regarder, on pourrait se brûler les yeux. Alors, on les range, on patiente, il nous reste une heure à tuer avant de rentrer. Ce n’est pas comme attendre devant un cinéma. C’est différent. C’est une attente beaucoup plus excitante. On sait que de vraies personnes nous attendent à l’intérieur. De vrais êtres faits de chairs et d’os. Pas des images. Pas des mirages. On sait qu’ils font ça tous les soirs, on sait que leur vie en devient presque routinière. Mais ce n’est pas notre routine à nous. Ce n’est pas la routine des gens qui vivent le jour. Car c’est bien connu, les gens du soir sont plus beaux que ceux du matin.
A présent nous sommes assis. Accrochés à nos balcons, il ne fallait pas s’attendre à mieux. On essaie de s’adapter à la présence de toutes ces présences dans la salle. On les détaille méticuleusement, on laisse le regard faire son travail, puis, on ferme les yeux et on les voit à nouveau. On s’est imprégné de la foule. C’est comme être à un concert, on laisse tous nos sens se mettre dans l’ambiance.
Soudain, la lumière nous quitte. Tout nous porte à croire qu’il faut se tourner vers le rideau rouge encore. Derrière, c’est le choc visuel. L’antiquité grecque restituée par de vertigineuses colonnes dont les ombres s’abattent sur nous. C’est blanc, c’est immaculé. C’est divin. Les costumes des hommes semblent faits de petits morceaux de soie déchiquetée qui accompagnent tous leurs gestes, teintes froides qui suivent toutes les courbes de leur corps. C’est une façon intéressante de revisiter les draperies grecques. C’est beaucoup plus aérien, beaucoup plus sensuel. Les femmes sont peu présentes. Mais quand elles sont là, matrones aux courbes généreuses et à la voix épaisse, elles dominent les hommes et précipitent l’issue tragique. Pourquoi ? Les deux femmes s’accrochent désespérément à des amours impossibles. Amour pour un mari défunt. Amour pour un homme qui en aime une autre. Les ressorts de la tragédie sont bien souvent similaires et il est difficile de rendre les longues déclamations faites d’alexandrins vivantes et modernes. Alors, par moments, on s’ennuie. On se laisse dévorer par la nuit, le froid. Il souffle de la scène un vent glacial qui n’asphyxie pas les acteurs mais provoque des crises de toux dans le public. On agonise, le soleil décline car les ombres portées sur le sol sont de plus en plus longues. On apprend la mort. On apprend la fin.
Les acteurs s’inclinent devant nous. Pyrrhus pense même qu’il en fini avec le spectacle alors il s’en va avant les autres. Les autres acteurs lui courent après, le rattrapent, le ramènent. Non, ce n’est pas encore fini. Il faut écouter les applaudissements, les acclamations. Dure, dure la vie d’acteur.
Il a fallu poser nos crayons. Déjà la craie ne crissait plus sur le tableau. Dehors, les feuilles s’étaient blotties dans les crevasses de notre cour toute cabossée. Le soleil aimait nous surprendre. Il ne restait avec nous que de courts instants puis disparaissait, à nouveau. Il avait raison, le soleil. Il ne valait mieux pas s’éterniser par ici. On sentait la fin. On sentait le début des vacances.
Cap Ferret, Bassin d'Arcachon, Dune du Pyla et Lac de Lacanau.
Ce qui est bon à savoir :
Ce dessert n'est pas un cake ordinaire ni un gâteau au yaourt. Etant donné que la pâte contient du miel, elle a un léger goût de pain d'épice. Autre particularité, les airelles lui donnent un goût légèrement acidulé. Le fait de le réaliser dans un moule plat rend aussi la pâte fine et très moelleuse.
Ingrédients :
♥ 1 cuillère à soupe et demi d'huile.
♥ 1 pot de yaourt.
♥ 1 pot de sucre completé par un peu de miel liquide (utiliser le pot de yaourt pour tout doser).
♥ 1 pot de farine.
♥ 2 oeufs.
♥ 1 demi cuillère à café de bicarbonate de soude.
♥ Des airelles en bocal (quantité souhaitée).
Préparation :
Dans un premier temps, préchauffer le four (180-200°C).
Dans un second temps, mélanger : oeufs, yaourt, huile et sucre. Puis, ajouter la farine et le bicarbonate.
Enfin, verser la pâte dans un moule beurré et saupoudré de farine. Juste avant d'enfourner, saupoudrer la pâte d'airelles. Il est important de mettre les airelles à la fin pour qu'elles assimilent la pâte tout au long de la cuisson. Il ne faut pas qu'elles soient au fond du plat dès le début.
Surveiller la cuisson de près, ça cuit très vite (une quinzaine de minutes).
Pour les gros gourmands, la dose peut être doublée...
Bon appétit !
"Hello, I'm a photographer, writer, designer, lover of beautiful things", Non, non,
je suis (juste) une ex-styliste reconvertie en maîtresse d'école qui fait de ce blog, sa cour de récréation! Petites histoires de découvertes culturelles, de rencontres avec des objets, des
modes, des lieux à la façon d'un périple des sens et des émotions qui, je l'espère, ne vous laissera pas indifférents!